La Chronique de Jackie, demi-finale

Merci pour cette extraordinaire saison,

en dépit de son cruel dénouement

 

Non, ce n’est pas notre première demi-finale de Pro D2, mais recevoir à domicile restera gravé dans les mémoires.
À l’image de l’engouement suscité par l’évènement sur les réseaux sociaux, toute la ville de Vannes et, même, la Région Bretagne se sont mobilisées pour manifester leur soutien à cette équipe qui nous aura tant fait vibrer cette année. Tout supporter souhaite ainsi que cette rencontre ne soit pas le point d’orgue de la saison, mais une belle étape avant l’ultime !
Biarritz qui peut sembler être monté en puissance, suite à ses quatre dernières victoires sera accueilli par des Vannetais « remontés comme des pendules » à la simple idée de pouvoir enfin retrouver leur jeu, passablement perturbé par les dernières contraintes liées à notre situation sanitaire.
Les températures se sont enfin mises au diapason de la saison, c’est la fête aux abords du stade puisque seuls quelques mille privilégiés entreront dans l’écrin de La Rabine.

Vannes rentre parfaitement dans son match et permet à Pierre Popelin d’inscrire les 3 premiers points de la rencontre (7′), seulement, Biarritz n’est pas en reste et prend l’avantage (3 – 5, 23′) et même (6 – 12, 31′), alors que Vannes, n’ayant pas réussi à concrétiser une sortie de pénal touche, avait finalement pris les points (29′).
On n’a pas trop le temps de « souffler » tant les actions de jeu s’enchaînent, à l’image de ce ballon porté qui progresse inexorablement vers l’en-but biarrot… Seulement, le ballon est sorti, sans aller à dame (34′).
On approche de la mi-temps en se disant qu’il serait bon (pour la confiance), de réduire le score, mieux de marquer un 1er essai.
C’est chose faite ! Percée de Nick Abendanon, enchaînement de Jérémie Abiven…passe au pied de Pierre Popelin, Ambrose Curtis est à la réception, essai (39′) !
Score à la mi-temps : 13 – 12

Crédit photo : DK Prod / Rugby Club Vannes

 

Les deux équipes se tiennent au coude à coude, dans un rythme très enlevé. Difficile de présager l’issue de ce match, mais le public, en partie retrouvé, est là pour pousser derrière ses joueurs.

Biarritz reprend l’avantage (13 -15, 47′).
Néanmoins, un spectaculaire ballon porté vannetais qui progresse sur plus de 20 mètres, permet à Rémi Sénéca, fraîchement entré en jeu, de marquer sur pick and go (20 – 15, 51′).
Nos joueurs sont dans un temps fort, les « Gros » font des merveilles lors d’une nouvelle pénal touche et c’est Joe Edwards qui franchit la ligne ! (27 -15, 55′).
Seulement, Biarritz sait nous rendre la pareille, dans la foulée, et maintenir le danger (27 – 22, 58′).
Christopher Hilsenbeck, en lieu et place de Pierre Popelin nous a mis à l’abri d’un essai transformé (30 – 22, 67′).
Mais Vannes écope d’un carton jaune (72′) qui risque de peser lourd dans la balance, vu le niveau d’engagement de cette soirée.
La sanction est immédiate : 30 – 27, 73′. Biarritz maîtrise aussi les ballons portés.
Une faute sur Nick Abendanon, permet à Christopher de reprendre un peu de marge (33 – 27, 76′).
Les dernières minutes seront insoutenables : malgré une bonne pression défensive bretonne, Biarritz conserve le ballon. Et nous crucifie après la sirène : l’essai entre les poteaux ne laisse aucun doute sur la transformation.
Score final : 33 – 34

Crédit photo : DK Prod / Rugby Club Vannes

Quelle tristesse ! S’incliner d’un tout petit point à la dernière minute… Globalement, les deux équipes ont fait jeu égal, mais les dieux du rugby ont fait pencher la balance côté Sud-Ouest.
Si les supporters sont dépités, on ne peut imaginer la déception du staff et des joueurs, eux qui ont réalisé un parcours admirable avant l’épisode Covid, qui ont mis en place les conditions optimales pour valider cette année extraordinaire.
C’est la très dure loi des phases finales.
Nous regrettons aussi que nos joueurs appelés en Top 14 (Pierre Popelin, Rémi Picquette, Rémi Sénéca) nous quittent sur un échec car ce n’était certainement pas leur projet de cadeau d’adieu !
Mais il faut surtout retenir cette très belle année au cours de laquelle, nos Bleus nous ont tant enthousiasmés.

Un GRAND MERCI à tous !