Wandrille Picault, le Gwenn ha du dans la mêlée

– le Gwenn ha du dans la mêlée –

Wandrille Picault

 

Wandrille Picault attaque sa troisième saison au RCV.

Ce Breton natif de Lorient, et qui a vraiment commencé au rugby à Brest ne pensait pas jouer un jour en Pro D2.

C’est à Perpignan qu’il s’est révélé au Rugby

Aujourd’hui, bénéficiant d’un gros temps de jeu à la troisième ligne du RC Vannes, il porte fièrement les couleurs du Gwenn ha du,  avec son casque Breton.

Photos Michel Renac et Damien Kilani

Interview

 

1/ Tu attaques ta troisième saison au RCV avec un gros temps de jeu, qu’as tu le plus appris des deux premières et où penses tu avoir le plus progressé?

C’est vrai que j’ai la chance de beaucoup jouer en ce début de saison. Depuis mon arrivée à Vannes, j’ai appris à cadrer mon jeu, à ne pas m’éparpiller sur le terrain. A un moment, je voulais tellement faire de choses sur le terrain que je me suis retrouvé à faire à moitié les choses. En 3 saisons j’ai mûri, mais je dois encore apprendre à me contrôler davantage, à garder mon sang-froid.

 

2/ Tes sœurs ont pratiqué la natation à un haut-niveau, tu disais combien ce sport te paraissait très dur, quels messages t’ont elles fait passer?

C’est un sport de dingue, la natation. Je les voyais se lever à 5h30, partir à l’entrainement, enchaîner la journée de cours puis un deuxième entraînement en fin d’après-midi pour finir avec le travail scolaire le soir et ça tous les jours. Forcément ça inspire, ça pousse à s’entraîner dur, à ne pas tricher.

 

3/ A Brest, tu jouais pour ton plaisir, à quel moment as tu pensé en faire ton métier?

Je n’ai jamais dépassé le stade des sélections départementales en jeunes, mais mes parents m’ont inculqué un esprit de compétition, de ne pas accepter d’être médiocre alors j’ai essayé de jamais lâcher. J’avais pas vraiment d’objectif dans le rugby, je voulais juste progresser.
Quand j’ai commencé à jouer régulièrement en Espoirs à l’USAP et que j’ai vu des gars de l’équipe faire la navette entre Espoirs et pro et matcher avec la première, je me suis dit et pourquoi pas moi… Plus que d’en faire mon métier, je voulais voir jusqu’où j’étais capable d’aller.

 

4/ Quels sont les conseils que te donnent les anciens comme Hugh pour que tu progresses encore?

Hugh m’aide notamment à voir le côté positif de mes matchs, on avait discuté du fait que je voyais toujours les choses négatives de mes matchs avant de voir le positif.

 

5/ Et quelles sont les remarques de Jean-No à ton sujet?

ça porte plutôt sur des aspects techniques, ce que je dois améliorer pour continuer à progresser

 

6/ Quel a été le plus grand moment vécu au RCV depuis ton arrivée?

Mon premier match en tant que titulaire à la Rabine. Je l’attendais depuis longtemps même si on avait perdu à la toute dernière seconde.

 

7/ Tu portes fièrement ton casque aux couleurs du Gwenn ha du, que ressens-tu quand tu pénètres sur le stade de La Rabine encouragé par le public Breton?

C’est énorme ce ressenti avec le tunnel et les sonneurs, le stade plein, les drapeaux bretons…
Je n’aurais jamais imaginé vivre ça en tant que breton, on se sent poussés. Je ressens plein de choses, je pense à ma famille, à des choses personnelles.
Cette ambiance, ça transcende.

 

8/A propos de ton casque, les Montalbanais te l’ont un peu malmené, peux tu nous dire pourquoi tu as terminé la rencontre nu-tête?

On va dire qu’il s’est malencontreusement accroché dans les doigts de plusieurs montalbanais. Alors pour leur éviter des blessures aux doigts, je l’ai enlevé. (sic)

 

9/ le début de saison est difficile, mais vous restez invaincus à La Rabine, comment vois-tu le match contre le leader Grenoble?

Le début de saison est difficile parce qu’on arrive pas à lancer notre saison à l’extérieur, ça nous manque vraiment. Mais à la Rabine avec cette atmosphère particulière, il se passe souvent quelque chose notamment contre les grosses écuries. Ça va être un gros match contre Grenoble, ils enchaînent performance après performance, donc on va avoir du boulot pour finir le match avec la victoire.

 

10/ Après Grenoble, le RCV ira à Perpignan rencontrer l’USAP, où tu as été Champion de France Espoirs en 2017 comme capitaine de l’équipe, je suppose qu’il y aura beaucoup d’émotions pour toi à Aimé-Giral?

Oui beaucoup d’émotions, parce que j’ai vécu des moments extraordinaires en Espoirs à Perpignan et j’y ai également joué mon premier match en pro. J’y ai rencontré des bons mecs et on s’est construits des souvenirs que l’on gardera toute la vie. Ma famille y réside encore, ma copine est originaire de là-bas. Ça restera toujours un endroit particulier pour moi.

Wandrille, Chañs vat cette saison avec le RCV

Interview de Wandrille Picault à son arrivée à Vannes en 2017

 

A bientôt

 

L’équipe Communication