RC Vannes Jean-Baptiste Pic

En 2014, Jean-Baptiste Pic ne figurait pas sur les tablettes du RC Vannes.

C’est en voulant suivre sa compagne, qui venait de trouver un emploi en Bretagne, que Jean-Ba a adressé son CV au club vannetais.

Il venait d’Argelès (Fédérale 2)et il s’est rapidement intégré au groupe breton.

Personnage attachant, ayant gardé son accent du sud, il attaque sa deuxième saison en Pro D2, l’occasion de continuer sa progression et de marquer des essais pour le RCV.

 

Interview

Tu as commencé le Rugby dans la région de Perpignan, à quel age et quels sont tes souvenirs de l’USAP?

J’ai commencé le rugby très jeune, à l’âge de cinq ans, dans un club du quartier de Perpignan (Le Moulin à vent) où j’y ai fait une grande partie de l’école de rugby jusqu’en minimes. En cadets j’ai arrêté pour faire de la lutte puis j’ai repris le rugby à Argelès en juniors avant d’être contacté par l’USAP et de rejoindre les Reichels puis les Espoirs.

J’en garde de très bons souvenirs, on avait un bon groupe et je m’y suis fait de très bons amis. On a joué les phases finales chaque année, on a atteint les ½ finales en Reichel contre Montpellier puis la finale en espoir contre Clermont Ferrand.

Ces moments sont toujours particuliers, j’en garde de très bons souvenirs.

Jean-Ba avec l’USAP

Tu as ensuite joué à Argelès, peux tu nous parler de ce club?

Je suis retourné à Argelès après l’USAP car j’y avais tous mes amis et que je connaissais bien les entraineurs. C’est un club de village, avec cette ambiance particulière que l’on rencontre dans les clubs du Sud. Avec Argelès j’ai connu le meilleur, l’année où on a failli monter en Fédérale 1 et le moins bon, lors de la relégation en Fédérale 3.

C’est un club historique qui a formé pas mal de grands joueurs, tels que les frères Lièvremont.

Jean-Ba avec Argeles

Comment es tu arrivé à Vannes?

Je suis arrivé dans le Morbihan en suivant ma copine. Je cherchais un club pour pouvoir jouer et c’est un peu par hasard que je suis allé frapper à la porte du RCV. Ils m’ont donné ma chance et aujourd’hui j’ai l’opportunité de jouer en Pro D2.

Y a t-il de grosses différences entre les Catalans et les Bretons?

Il n’y a pas de grosses différences entre Catalans et Bretons. Ce sont deux peuples fiers de leur culture et de leur racines. Ils sont tous deux très attachés à leur identité. Allez si je dois en trouver une, je dirai que les Breton manquent un peu de soleil dans leur accent.

Ancien troisième ligne, tu es passé ensuite au centre et à l’aile, pour toi, quelles sont les qualités les plus importantes pour jouer a l’aile?
A l’aile, il faut surtout une capacité d’anticipation et être opportuniste. Il faut pouvoir lire le jeu de l’adversaire et pouvoir réagir rapidement que ce soit en attaque ou en défense.

Après la fédérale 1, la Pro d2, qu’est ce qui t’a le plus frappé dans ce championnat ?
L’enchainement des matchs à très haute intensité. On passe de 18 matchs en Fédérale 1 à 30 matchs en Pro D2. Cela demande une préparation physique plus poussée et un investissement personnel plus important.
C’est un championnat équilibré, et jusqu’à la dernière journée, rien n’est joué pour personne. Que ce soit pour l’accession aux phases finales ou pour le maintien.
Ce que j’apprécie également c’est de rencontrer des équipes qui ont une histoire et un palmarès important et de pouvoir jouer dans des stades mythiques.

Que ressent on quand on porte le maillot du RCV à la Rabine?

Une certaine fierté. C’est un moment fort quand on rentre sur le terrain et que l’on entend tous les supporters nous encourager. On ressent l’engouement et la ferveur qu’il y a autour de notre équipe et c’est très fort.

Quel est ton meilleur souvenir de la saison dernière?

Sans aucun doute, les deux matches contre l’USAP. Ils ont été riches en émotion avec une victoire à domicile, et le fait d’aller jouer à Aimé Giral, club que je supportais depuis toujours et d’y revenir la tête haute. Car malgré la défaite, aller mettre trente points à Aimé Giral, ce n’est pas donné à tout le monde.

Jean-Ba contre l’USAP avec le RCV à Aimé Giral

Quels sont les points où le groupe a le plus progressé par rapport à la saison dernière?

Par rapport à l’année dernière, le groupe a acquis de l’expérience à ce niveau. Les recrues qui sont arrivées se sont bien intégrées au groupe et au plan de jeu et nous apportent leur expérience. On peut s’appuyer sur une conquête forte et on a gagné en précision dans le jeu.

Merci Jean-Ba, bon match à Colomiers….avec un essai au bout!