Perpignan – Vannes la chronique de Jackie

On ne jouait pas dans la même cour !

Suite à la très belle victoire du week-end dernier face à Grenoble, il s’agissait d’escalader une nouvelle montagne, ce vendredi, seulement, en terre catalane… C’est dire que, face à une équipe descendue de Top 14 qui a conservé tous ses joueurs, la tâche semblait particulièrement ardue.

Crédit photo Eurosport

De fait, malgré des intentions de jeu vannetaises, Perpignan marque son territoire en inscrivant deux essais dès le 1er quart d’heure (14 – 0, 13′). Il n’y a pas encore le feu au lac, néanmoins, cette entame de match semble de mauvaise augure.
Mais nos joueurs ne l’entendent pas de cette oreille, reprennent la main, ou plutôt, le ballon que Matthys Gratien aplatit derrière la ligne (14 – 7, 18′).
Vannes a semé le doute dans les têtes catalanes, si bien que les « Sang et Or », concèdent un bras cassé en mêlée, commettent des fautes. Une première pénalité tentée par Christopher Hilsenbeck trouve le poteau, mais la seconde passe (14 – 10, 28′).
L’espoir renaît alors que Vannes domine territorialement, seulement, il suffit d’une incursion de l’Usap dans notre camp pour aller à dame ! (39′)
21 – 10 à la mi-temps

Malgré les deux premiers essais catalans, nos « Bretons » n’ont rien lâché pour revenir au score, mais le dernier acte laisse présager l’ampleur de la tâche.
Nos joueurs auront-ils les ressources pour développer leur jeu offensif, mais aussi trouver les solutions en défense, face au beau jeu de passes catalan ?

L’Usap ne l’entend pas de cette oreille. Malgré la pression vannetaise, un trou de souris suffit à leur ailier, pour aggraver le score (28 – 10, 49′). Leurs avants ne veulent pas être en reste (35 – 10, 53′).
Là, « la cabane est tombée sur le chien » !
Mais nos joueurs ne renoncent en rien et sont, finalement, récompensés par un essai de Paul Bonnefond (35 – 17, 69′).
Nous en sommes à 5 essais à 2. Leur bonus offensif menacé, les Catalans mettent les bouchées doubles, et ce, d’autant plus que nous jouons désormais à 14 (76′).
2 essais de plus, dans les deux dernières minutes, presque anecdotiques, sauf pour le score, bien lourd…
47 – 17 au final

Malgré tout, nos joueurs n’ont pas démérité. D’ailleurs, Jean-Noël Spitzer déclare que l »on était proche de ce qu’on pouvait faire de mieux, dans le contexte actuel ».
Pas de regret à avoir, donc.
Une petite parenthèse, pour Florian Cazenave qui aura eu le grand plaisir de retrouver Aimé Giral où sa carrière s’est brutalement interrompue en 2013 (Top 14). Le stade s’est d’ailleurs levé pour l’ovationner à sa sortie.
Un autre ancien Catalan était heureux de fouler cette pelouse, Julien Dumoulin.

Retour à la compétition : nous recevons Colomiers, vendredi prochain, 20 heures à La Rabine.
Les Columérins ont gagné à Grenoble et, récemment à Béziers, c’est dire qu’il ne faudra pas les prendre à la légère. Comme le dirait notre correspondant du Midol : « Pas de blague ! »