Nika Neparidze, la force Géorgienne

Nika Neparidze est arrivé cet été à Vannes en provenance de Clermont-Ferrand.

Champion de France Espoirs avec l’ASM en Mai, il a vite découvert le monde de la mêlée en Pro D2 en affrontant Nevers et Provence Rugby, avec deux excellentes rentrées après le repos.

Interview

Nika contre Nevers Photo M.Renac

Nika, peux tu nous dire à quel âge as tu commencé le Rugby et qui t’a mis le pied à l’étrier.

J’ai commencé à jouer au Rugby à 11 ans, chez moi en Géorgie, dans mon école.

J’ai ensuite intégré à 17 ans le Lokomotiv de Tbilissi, le club phare de mon pays,  et j’ai rapidement été sélectionné dans les équipes Nationales jeunes de Géorgie.

Des U17 aux U20 avec une participation à la Coupe du Monde U20.

Je jouais avant troisième ligne mais c’est avec l’équipe nationale que je me suis fixé au poste de pilier.

Je dois beaucoup à mes entraîneurs, Messieurs Beriashvili et Kuratishvili qui m’ont formé et appris le Rugby.

Nika avec la Géorgie

Comment t’es tu décidé à venir en France?

C’est Sam Chérouk (entraîneur des Espoirs de l’ASM et maintenant de l’équipe de France féminine) qui nous a repérés lors de cette Coupe du Monde avec Otar Giorgadze et qui nous a proposé de venir au centre de Formation de l’ASM.

Julien Lacour le manager du centre de Formation est venu à Tbilissi pour nous rencontrer et établir notre contrat.

On connaissait  la qualité du centre de Formation de l’ASM et on n’a pas hésité à venir.

On s’est retrouvé avec Otar dans un autre monde, mais l’accueil a été fabuleux et on s’est très rapidement intégrés.

On partageait le même appartement avec Otar, et au contact des autres joueurs du centre de formation et avec des cours de Français, ça a été facile de s’adapter sur le plan du Rugby mais aussi de la vie courante.

Comment se sont passés tes débuts à Clermont?

J’ai fait partie du centre de formation et joué avec les Espoirs. J’ai beaucoup travaillé sur le plan physique avec pas mal de musculation, mais aussi il a fallu s’adapter à la vitesse du jeu.

On s’est beaucoup entraîné et j’ai fait pas mal de progrès.

Il y avait aussi les conseils de Pros de Clermont, et de Davit Zirakashvili qui m’a pris sous son aile.

Il me conseillait en mêlée et on mangeait souvent ensemble.

Et avec les Espoirs, on a été Champion de France cette saison en battant Pau à Cahors, ça reste un souvenir inoubliable

Champion de France Espoirs 2018

Quels ont été les raisons de ta venue à Vannes?

Je voulais me confronter au niveau professionnel, et c’est vrai qu’avec l’ASM en TOP 14, il m’était difficile de m’imposer.

Sam Cherouk et Xavier Sadourny m’ont conseillé et m’ont mis en contact avec Vannes, j’ai rencontré Jean-Noël Spitzer et passé un test médical et j’ai tout de suite été séduit par l’équipe.

Comme à Clermont, l’intégration s’est très bien passée, avec les conseils des autres joueurs, il y a eu le stage de Saint-Lary qui a facilité tout ça.

Comment trouves tu le niveau de Pro D2?

C’est beaucoup plus dur, et il faut énormément travailler, mais je me sens bien et j’ai été adopté par mes coéquipiers qui me conseillent tout le temps.

Il y a plus de vitesse, et je suis en phase d’apprentissage.

Nul doute que tu apprends vite Nika, en voyant tes performances contre Nevers et à Aix.

Le RCV te souhaite une belle saison en Bretagne

Et que La Force soit avec Toi