Les premiers mots de Rodrigo Bruni

Arrivé au Rugby Club Vannes, le nouveau troisième ligne argentin Rodrigo Bruni s’exprime pour la première fois depuis son arrivée en Bretagne.

Rodrigo Bruni, ballon en main, aux côtés de Branden Holder et Edoardo Iachizzi.

 

Rugby Club Vannes : Peux-tu nous parler un petit peu de ton enfance ?

Rodrigo Bruni : Je suis né à Tandil, une ville tranquille, de 115 000 habitants, située à 300 kilomètres au sud de Bueno Aires. Ma mère était femme de ménage et mon père était responsable administratif en entreprise. J’ai une grande sœur et deux petits frères. Puis à vingt ans, ma famille et moi avons déménagé à La Plata, qui est une plus grande ville proche de la capitale.

RCV : As-tu pratiqué d’autres sports que le rugby dans ta jeunesse ?

Rodrigo Bruni : Oui, avant le rugby j’ai aussi pratiqué l’athlétisme, le foot et j’ai aussi joué au basket.

RCV : Avais-tu des idoles quand tu étais enfant ?

Rodrigo Bruni : Non, je n’ai jamais eu d’idoles particulières mais je me souviens avoir été admiratif d’un ami à l’école qui était très fort en sport et notamment au rugby.

RCV : En dehors du rugby, as-tu d’autres passions ?

Rodrigo Bruni : Je dois dire que j’ai moins de temps libre depuis que je suis devenu rugbyman professionnel, cela m’occupe énormément. Je m’entraîne presque tous les jours. Sinon, comme tout le monde, j’aime me balader, aller au cinéma, sortir avec les amis.

RCV : Comment as-tu découvert le rugby ?

Rodrigo Bruni: Mon père était un grand fan de foot, en Argentine le foot est comme une religion. J’étais moins fan que mon père pour ce sport mais j’allais tout de même beaucoup courir avec lui quand j’étais enfant. J’ai découvert le rugby grâce à un de nos voisins. Nous jouions ensemble dans la rue puis j’ai véritablement commencé à 14 ans à Tandil, dans le club de ma ville natale : UNCAS Rugby Club. Ensuite, à 20 ans j’ai rejoint le club de San Luis à La Plata. C’est, notamment, le club formateur d’Agustín Creevy.

RCV : Avant d’arriver à Vannes, que connaissais-tu de la Bretagne et de la France ?

Rodrigo Bruni : Je n’étais jamais venu en France mais j’avais vu et lu beaucoup de choses à la télévision et dans la presse en Argentine. C’est un très beau pays avec une grande culture et beaucoup d’histoire. Je ne connaissais pas du tout Vannes avant de venir mais je me suis renseigné avant d’arriver. La ville et la Bretagne ont aussi une riche histoire et j’ai hâte de découvrir tout cela.

RCV : Justement, quelles sont tes premières impressions concernant la ville de Vannes ?

Rodrigo Bruni : C’est une ville qui me rappelle beaucoup Tandil. Une jolie petite ville avec beaucoup de tranquillité. La ville est petite mais en même temps on ne manque de rien. J’apprécie vraiment cela.

RCV : Quelle idée te fais-tu du rugby français ? Du jeu pratiqué ici en comparaison avec ce que tu as connu en Argentine ?

Rodrigo Bruni : Immédiatement me reviennent en tête les matches France-Argentine des Coupes du monde 2007 (victoire 17-12 de l’Argentine) et 2019 (victoire 23-21 de la France). Deux souvenirs marquants. Concernant le jeu, je pense qu’ici il est beaucoup plus stratégique, plus tactique. En Argentine, le jeu est plus ouvert, plus libre, plus offensif.

RCV : Personnellement, comment pourrais-tu décrire ton jeu pour les supporters du RCV qui ne te connaissent pas ?

Rodrigo Bruni : Tout d’abord, je veux simplement essayer de m’intégrer tranquillement et humblement dans cette équipe qui possède déjà un excellent niveau de jeu. Ensuite, j’espère pouvoir lui apporter ma technique, ma polyvalence mais aussi mon expérience et mon calme.

RCV : Pour terminer, peux-tu nous raconter la récente victoire historique remportée par votre sélection, face aux All Blacks ? Comment as-tu vécu ce match en tant que titulaire au poste de numéro 8 ?

Rodrigo Bruni : C’est toujours très impressionnant de rencontrer les All Blacks, de par leur histoire, leur palmarès, leurs joueurs. Pour nous, Argentins, porter le maillot de notre sélection est toujours un moment très spécial, c’est un grand honneur. Nous sommes très fiers de porter ce maillot. Cette victoire était immense pour tout notre pays, c’était la première fois de notre histoire que nous les vainquions. C’est un souvenir qui restera inoubliable