La Chronique de Jackie 20eme journée

Et si on jouait tous nos matchs,

seulement à l’extérieur ?

« It’s a joke » ! Une plaisanterie certes, mais comment peut-on battre Biarritz, Nevers chez eux et ne pas reproduire la même performance ? On commence à connaître la réponse : sans public, cette notion de match à domicile ne veut plus dire grand-chose.
Jean-Noël (Spitzer) pointait, de son côté, que les deux équipes à nous avoir battus à la maison s’étaient inclinées le match précédent à domicile, ce qui était aussi le cas de Nevers ce soir…
Cependant, le staff neversois devait composer avec l’absence de joueurs cadres, ce qui pouvait laisser augurer un match sans trop de pression.

On peut y croire durant les 20 premières minutes, tant Vannes maîtrise son sujet : vitesse, précision, alternance dans le jeu. Les Neversois sont cueillis à froid et subissent.
La puissance de Rodrigo Bruni est manifeste dès la 2ème minute et ce 1er essai : 7 – 0.
Vannes enchaîne peu après, une pénaltouche, quelques points de fixation, une passe sautée de Christopher Hilsenbeck à destination de Matthys Gratien qui aplatit en bout de ligne !
Essai que Christopher transforme, malgré sa position très excentrée (14 – 0, 12′). On commence à penser, assister à un festival…
Cependant, lors d’une faute bourguignonne au sol, dans leur zone de marque, Christopher, capitaine du jour, choisit « les poteaux ». (Nous en avions presque perdu l’habitude) 17 – 0, 21′.
Il ne fallait pas manquer cette entame, côté supporter, car ce seront les seuls points vannetais de la partie !
Nevers change peu à peu de visage, retrouve ses marques en attaque et ne lâche plus rien en défense. Si nos joueurs ne faiblissent pas, à l’image de Branden Holder qui file le long de la touche (29′) ou d’Edoardo Iachizzi qui confisque un ballon d’attaque neversois (34′), le score ne bougera plus jusqu’à la
mi-temps : 17 – 0

Certes, ce score est flatteur. Nous sommes à l’abri de deux essais transformés. Seulement, Nevers ayant retrouvé ses marques peu avant la demi-heure de jeu, on peut craindre une issue moins favorable.
Les joueurs ne vont pas pouvoir tenir ce rythme très soutenu, espérons que le coaching sera gagnant.

La maîtrise vannetaise est mise à mal dès la 48ème minute. Matthys Gratien (80kg), en dernier rideau, n’a pas fait le poids face au deuxième ligne neversois (97kg) : 17 – 5.
Vannes doit remettre la main sur le ballon, mais commet des fautes et semble perdre le fil du match.
« Les mouches ont changé d’âne » !
Nevers se sent fort, multiplie les offensives, Vannes s’épuise à défendre et se met à la faute.
Rodrigo Bruni contre un essai tout fait (68′), en arrachant le ballon, mais le carton jaune (72′) de Rémi Picquette va booster la dynamique bourguignonne.
Pénaltouche, ballon porté… essai ! 17-10, 75′
On compte désormais les minutes, les secondes. Nevers maîtrise son sujet, Vannes subit.
Un nouveau carton jaune vannetais (79′) annonce la « catastrophe ». À 13, Vannes pourra difficilement résister à des Neversois dopés par la perspective du match nul.
La sirène a retenti lorsqu’effectivement, Nevers inscrit l’essai de l’égalité.
Score final : 17 – 17

À noter que les deux équipes ont inscrit le même nombre de points, en ayant chacune leur mi-temps. Mais si ce score de parité réjouit les Bourguignons, ce n’est pas le cas des Bretons dont le coach, a même exprimé une certaine colère.
Ce nul a le mérite de remettre en cause trop de certitudes. Nous avons perdu notre place de leader au profit de Perpignan. Cela n’est pas grave en soi.
Il nous reste à faire aussi bien que les Catalans chez les Angoumoisins, vendredi 26 février, 19 h.