Interview Gerard Fraser

 

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Gerard FRASER

 

 

 

 

 

Gerard Fraser a réussi une belle carrière de demi d’ouverture, principalement en Europe, en Italie (Calvisano) puis en France (Bayonne, Bègles-Bordeaux, Béziers) , avant d’enchaîner vers l’entraînement qui lui a particulièrement réussi, tout d’abord avec le RO Grasse qui a accédé avec lui à la Fédérale 1 en 2014, puis avec le Pays d’Aix qu’il a fait monter cette année en Pro D2.
Il arrive à Vannes plein d’espoir avec une grande faculté d’adaptation.

Interview

Ged, peux tu nous dire à quel age as tu commencé le Rugby et qu’est ce qui t’as fait choisir de jouer numéro 10?
En Nouvelle-Zélande, le rugby est dans les gènes et on commence très tôt à y jouer.
J’ai été tout de suite tenté de faire vivre la balle, et demi d’ouverture correspondait assez bien à mon tempérament.

 

Ged avec le maillot de Bayonne, faire vivre le jeu

 

Tu as choisi de t’expatrier en Europe assez jeune, quel a été le déclencheur pour venir jouer ici?
Chez nous, nous sommes très impressionné par ce qu’on appelle le French flair, surtout par le fameux essai du bout du monde il y a plus de vingt ans en 1994 quand les Français avait marqué en relançant pratiquement depuis leur en-but pour gagner le match contre les All Blacks à Auckland à trois minutes de la fin.

Tout ça m’a marqué et j’ai voulu tenter l’aventure en France, mais j’ai commencé par l’Italie.

J’ai d’abord joué à Calvisano en 2002 avant de venir en France à Bayonne en 2005.

 

 

 

Avec Bègles-Bordeaux

Voila plus de 15 ans que tu résides ici, en Italie puis en France, as tu été séduit par notre mode de vie?
En Italie, j’y ai connu mon épouse, ça change la vie et je me suis vite adapté à la vie Européenne.
L’Italie, le Pays Basque, la Provence, et maintenant la Bretagne, il y a une qualité de vie que j’apprécie, d’autant plus marié à une Européenne

Tu as commencé en France à Bayonne, puis à Bègles Bordeaux et Béziers, qu’est ce qui a été le plus difficile pour toi au début?
Pas toujours facile au début, il a fallu faire preuve d’humilité, peut être un peu trop, et puis comprendre et m’adapter au jeu de mes coéquipiers, la langue aussi, ensuite ça a été plus facile.

 

 

 

 

Comme entraîneur, tu as fait monter Grasse en Fed 1, puis Aix en Pro D2, qu’est ce qui t’as séduit de venir en Bretagne à Vannes?
J’ai eu des contacts avec Jean-No, puis je suis venu visiter les installations à Jo Courtel et j’ai été séduit par le club, ses structures, ses ambitions.
J’ai trouvé un club sérieux et où une très bonne synergie fonctionne entre les entraîneurs.
Le club a un projet intelligent, ambitieux  et très réfléchi. Je pense qu’il y a du bon boulot à faire, et moi qui viens d’une province Néo-zélandaise, j’ai retrouvé à Vannes un peu cette ambiance.
En plus, j’ai vu qu’ici on tire le maximum de ce que l’on a, sur le plan matériel mais surtout sur le plan humain.

Voila bientôt deux mois que tu entraînes le RCV, comment se passe la préparation et la relation avec les joueurs?
Très bien, ils sont à l’écoute, et le stage à Saint-Lary a permis de se connaitre encore mieux, il y a du potentiel.
Le mois de Juin a surtout été basé sur la prépa physique, et on a commencé à parler Rugby ensuite avec un gros travail au stage de Saint-Lary.

Peux tu nous parler du mode de fonctionnement du Staff, toi qui t’occupe plus particulièrement des lignes arrières?
L’adaptation a été rapide dans mon travail. Je m’occupe des trois-quarts mais je partage les responsabilités dans un cadre général avec tout le staff.
Jean-No souhaite que j’apporte aussi des proposition sur des options de jeu et que j’amène non expérience acquise avant.
Le fait de grandir avec un autre rugby en Nouvelle-Zélande mais aussi de jouer ma carrière en Europe m’a donné des visions différentes du jeu et de l’entrainement et je crois que c’est une atout. La meilleure recette est peut être une équilibre entre les deux cultures.
Aujourd’hui j’essaye gagner le respect du staff et des joueurs, et de m’investir à fond avec l’équipe et le club. Petit à petit, je découvre les joueurs, leurs points forts et les points à améliorer ainsi que le mode de fonctionnement au sein du staff.

 

Quelle est ta philosophie de jeu, les éléments les plus importants?

Work hard mais surtout work smart!

Je pense que dans le jeu au haut niveau, ce sont souvent les petits détails qui font la différence, nous avons des très bons joueurs de rugby, et comme coach, j’essaye d’identifier quelques petits éléments qui aident faire la différence (ou améliorer/faciliter la tache) dans leur travail de technique individuelle, les séances séparées et collectives ou les matches. Ces choses qui valent le 1% sont très importantes pour moi, et je crois énormément que les joueurs doivent être capable de faire les choses simples a une vitesse et à une intensité très très élevées.

On te souhaite une très belle saison au RCV, Good Luck!