Faites connaissance avec nos recrues, aujourd’hui Rémi Picquette

Rémi Picquette arrive de La Rochelle, lui qui a fait un match de TOP 14 seulement cinq ans après avoir débuté au Rugby.
Une progression fulgurante pour ce deuxième ligne de devoir

Remi Picquette Photo Michel Renac

Interview

Remi, tu as débuté assez tard au Rugby, qui t’a proposé d’y jouer ?

Un ami de la famille, entraineur à Tourcoing au ROCT, Fabien Balsack, avait repéré mon gabarit et m’a proposé de jouer dans son club. J’y suis allé avec un ami et j’ai tout de suite adoré ça.

Je ne suis pas issu d’une famille qui pratique le rugby, et je ne viens pas du pays de rugby, c’est pourquoi j’ai démarré assez tard, mais je pense que cela me sert aujourd’hui.

Quels sont les éducateurs qui t’ont marqué à tes débuts ?

Benjamin Cazé au ROCT, Sylvain alias « Sylvain Patillas » au LMR, et Jean-Baptiste Paquet au Stade Rochelais avec lesquels je suis resté en contact aujourd’hui. Ils m’ont appris la rigueur, le travail, ils croyaient en moi et je ne pouvais pas les décevoir…

Comment as tu acquis en si peu de temps la technicité d’un deuxième ligne et dans quels domaines as tu le plus progressé?

Le fait de changer plusieurs fois de clubs et d’entraîneurs m’a beaucoup fait progresser (2 ans à Tourcoing (promotion honneur), 2 ans à Lille (fédérale 1), 3 à la Rochelle (Poule Elite)), la technique des uns et des autres m’a fait prendre plus de recul sur mon jeu. Les vidéos me permettent aussi de mesurer mes erreurs et de les corriger. Au LMR j’évoluais en tant que n° 8, parce que j’amenais plus dans le jeu à ce poste là, puis j’ai gagné en puissance, et le niveau de performance des espoirs de la Rochelle a fait que j’ai plutôt évolué au poste de seconde ligne. J’ai beaucoup appris, ça jouait vite et puissant, il fallait que je m’adapte si je voulais rester. La première année a été difficile pour moi, mais à force de volonté et de travail, j’ai progressé. L’an dernier j’ai aussi pris beaucoup d’assurance grâce au travail que j’ai pu faire avec Grégory Patat, ça a été un véritable plaisir d’évoluer avec lui et j’ai eu énormément de temps de jeu ces deux dernières années, c’est le temps de jeu qui permet de progresser aussi.

En 1ère année au Stade Rochelais, j’ai réappris les bases, le lift et la mêlée, car j’avais des lacunes techniques dans ces domaines qui sont primordiaux pour le poste de 2nde ligne, en 2nde et 3ème année, le temps de jeu m’a permis de progresser, en tant que porteur de balle et dans le travail des rucks, il faut y mettre la tête, et j’adore ça;-)

Après Tourcoing et Lille, tu es parti à La Rochelle, comment as tu été contacté?

Avec les Crabos au LMR nous étions invités en championnat Crabos, et j’ai donc eu l’occasion de me confronter à des équipes comme Clermont, Racing Métro, Stade Français, Bourgoin, j’ai pris goût à la compétition et j’avais envie de poursuivre à plus haut niveau. J’ai simplement envoyé un CV sportif au directeur du Centre de Formation de la Rochelle, et j’ai fait une semaine d’intégration et des tests avec l’équipe des espoirs. J’aurais dû rejoindre les Reichel en 2014-2015 mais les déboires du LMR et les contacts que j’avais noués avec le Stade Rochelais ont été une bonne opportunité pour moi. J’ai signé un contrat espoir pour deux années dans un premier temps, puis pour une troisième année, cela me permettait de progresser rugbystiquement tout en poursuivant mes études, je suis actuellement en 3ème année BBA Edhec en e-learning.

Quels sont les joueurs qui t’ont le plus marqué et qui t’ont aidé? 

Romain Sazy m’a pris sous son aile pendant le travail des touches à l’entraînement des joueurs pro. J’ai particulièrement apprécié son accessibilité, c’est vraiment un mec très sympa. Et aussi Mike Corbel quand il jouait avec les espoirs, qui était toujours de bon conseil.

Tu as joué à Clermont contre l’ASM en 2016, quels sont les souvenirs de ce match et ce qui t’a le plus marqué dans cette rencontre de TOP 14?

Le but était de prendre du plaisir lors de ce match, on savait que ce serait difficile, mais ça nous permettait de jouer contre des très grands. Etre sur la pelouse du Stade Michelin, contre Aurélien Rougerie, Parra, Vahaamahina ça fait drôle quand quelques années auparavant je les suivais à la télé pour la Coupe du Monde de Rugby en 2011.

Quelles étaient les consignes du coach avant la rencontre te concernant?

Les consignes étaient simples, se faire plaisir, jouer, et ne rien regretter c’était un peu une récompense pour la saison jouée en Espoirs.

A Vannes, c’est un nouveau challenge en Pro D2, quels sont tes objectifs pour cette saison et comment se passe ton intégration dans la vie du groupe?

Les « anciens » ont pris à cœur d’accueillir les « jeunes » avec bienveillance, on sent déjà un esprit de groupe très fort. Dès la période de préparation physique on s’est senti intégré, les stages à l’Ile de Groix et à Quiberon ont été très intenses, et nous ont permis de faire plus ample connaissance, dans une ambiance de travail mais aussi de détente très agréable.

Cette année je compte m’investir totalement, obtenir du temps de jeu, et continuer à progresser.

Nous on compte sur toi pour une super saison au RCV

Remi Picquette  Photo Michel Renac

Photos Archives Remi Picquette

Mes débuts au ROCT

Avec Lille MR contre le Stade Français

Avec le LMR contre Clermont

Avec Julien Berger et Mike Corbel avant un match espoir