Faites connaissance avec nos recrues, aujourd’hui Oleg Ishchenko

Oleg Ishchenko arrive de Montpellier.
Ce pilier gauche de 23 ans, international Français en moins de 20, a été prêté à Colomiers lors de la saison 2016-2017.
D’origine Bielorusse, Oleg qui vit en France depuis ses onze ans s’est rapidement intégré dans l’équipe Vannetaise
Interview

Photos Michel Renac et archives Oleg Ishchenko

Oleg, tu es né en Bielorussie avant de venir en France en Alsace avec ta maman à l’age de 11ans, comment as tu pu si facilement t’intégrer et acquérir rapidement la culture Française?

J’avoue que j’ai quelques facilités pour apprendre les langues, mais j’ai également pas mal travaillé pour pouvoir parler le français couramment. C’est important si on veut s’intégrer et ça a beaucoup contribué pour ma part.

Qu’est ce qui t’a le plus marqué dans la différence entre la Biélorussie et la France?

Je ne vais pas parler du niveau de vie qui lui est extrêmement différent, mais les mentalités ne sont pas tout à fait les mêmes. Difficile de pouvoir l’expliquer en quelques phrases.

Parle nous de tes débuts au Rugby, qui t’a donné envie d’en faire et où as tu commencé?

J’ai commencé en UNSS au collège d’Ottmarsheim, puis j’ai rapidement intégré l’équipe de Chalampé (club alsacien de 4ème division ). Je pense que le fait de pouvoir se mesurer aux autres et pouvoir leur montrer de quoi je suis capable a été une grande source de motivation.

Tu as ensuite intégré le pole espoir de Dijon, à quel moment as tu pensé que tu pourrais vivre du Rugby?

À partir de la première année où j’ai intégré le pôle. J’ai commencé à vraiment découvrir ce qu’est le rugby et je me suis dis : « pourquoi ne pas essayer ». Mais la motivation principale à ce moment là était d’intégrer les équipes de France jeunes. Le fait de devenir professionnel est venu progressivement durant les 3 années de pôle espoir et surtout une fois que j’ai intégré le pôle France par la suite.

Tu t’es fixé rapidement comme pilier gauche, peux tu nous parler de de ce poste, des qualités nécessaires pour l’occuper?
Force, endurance, mais surtout un état d’esprit de combattant. Le 5 de devant contrairement à ce qu’on peut penser a une des plus grandes activité sur le terrain avec en plus les phases statiques où l’on perd énormément d’énergie. Il faut donc une très grosse condition physique si on veut être performant.

Tu as joué avec l’équipe de France des moins de 20 ans au championnats du monde junior en 2013 et 2014, quels sont tes meilleurs souvenirs de cette aventure?
Ce n’est pas évident à expliquer à quelqu’un qui ne l’a pas vécu. Des moments de joie, de tristesse, de frustration, on passe à peu près par toute la gamme des émotions et avec une intensité énorme. C’est toute une année de préparation, des objectifs à atteindre, des mecs avec qui tu vis au quotidien, des voyages ensemble. Les deux coupes du mondes en France en 2013 et en Nouvelle-Zélande en 2014 font partie de mes meilleurs souvenirs.

Tu as aussi disputé et remporté le championnat d’Europe de rugby à sept en catégorie des moins de 19 ans, comment s’est passé ce tournoi?
Un tournoi très facile où les autres équipes n’étaient pas préparées comme nous. On ne prends pas d’essai jusqu’en finale, qu’on remporte avec plus de 40 points d’écart contre les Russes. Mais j’ai connu d’autres tournois à 7 avec l’équipe de France Développement et une sélection avec la grande équipe. Le niveau n’est plus du tout le même, mais c’est ce qui fait toute la beauté de cette compétition.

Tu as été ensuite recruté assez jeune à Montpellier, parle nous de ton premier match en TOP 14 contre le Stade Toulousain, de ce qui t’avait marqué le plus dans cette première rencontre?
Je parlerai plutôt du deuxième match, car au premier j’ai eu un temps de jeu de  une minute. Le deuxième a eu lieu à Mayol, en face de tout le public Toulonnais. J’ai pu jouer contre mais aussi avec des mecs de très haut niveau. Cette expérience est primordiale lorsqu’on est jeune joueur.

Tu as été prêté à Colomiers la saison dernière, et tu es venu à Vannes lors du match contre le RCV, comment as tu trouvé l’ambiance à La Rabine?
On a joué devant un stade à guichets fermés, devant un public qui ne cessait de chanter « ici, ici c’est la Rabine ». Je pense que le 16 ème homme de Vannes a beaucoup contribué à la victoire contre Colomiers.

Aujourd’hui à Vannes, comment trouves tu les installations et le staff que tu côtoies depuis le début de la saison?
Si je devais le résumer en 1 seul mot, ce mot serait : Professionnalisme. Tout est mis en place pour qu’on puisse progresser autant individuellement que collectivement à tous les niveaux. Les coachs sont très ambitieux et mettent des conditions en place pour que l’on puisse devenir une grande équipe dès cette année.

Et comment trouves tu l’état d’esprit du groupe?
Je me sens à ma place. L’ambiance est très amicale, solidaire et de ce fait agréable à vivre.

Quels sont tes objectifs pour cette saison?
Cette année je veux prendre un maximum de temps de jeu en ProD2. Je veux pouvoir faire valoir mes points forts, travailler sur mes points faibles pour ma progression personnelle, mais surtout pour pouvoir le mettre au service du RCV.

Oleg on te souhaite une belle saison au RCV, et on n’a pas de soucis pour ton intégration!